Accès soins alternatifs Montérégie

Des soins gratuits pour les personnes à faible revenu

 

dre-suzanne-deschene-chiro-monteregieQui dit médecine douce dit frais de santé parfois élevés. Pour bien des gens à faible revenu, la chiropraxie, l’ostéopathie ou l’acupuncture sont hors de portée. Plus maintenant, grâce à Accès soins alternatifs Montérégie, un organisme qui a été fondé en mars dernier pour offrir des traitements gratuits à une clientèle qui en a souvent bien besoin.

La Dre Suzanne Deschênes a longtemps mijoté son idée avant de la mettre au point. Elle a été initiée à ce modèle pendant ses études en chiropratique à Davenport, en Iowa.

D’un côté, la clinique de soins gratuits élargit les perspectives des étudiants auprès d’une clientèle vulnérable. De l’autre, elle offre une solution de rechange intéressante aux gens qui n’auraient pas les moyens de s’offrir ce genre de traitement.
Avant de se lancer, Mme Deschênes a tenu des cliniques de soins gratuits à quelques reprises l’an dernier. L’expérience s’est avérée assez concluante pour justifier une organisation plus sérieuse.

L’objectif de départ de Soins alternatifs Montérégie est de former deux équipes de trois professionnels pour des soins gratuits trois jours par année, le samedi. La chiropraticienne a lancé des dizaines d’invitations à des professionnels de la santé pour se joindre à elle.

Spécialistes

Des chiropraticiens ont répondu à l’appel, de même qu’une acupunctrice. L’École professionnelle des ostéopathes du Québec participera à l’initiative. Deux physiothérapeutes devraient la suivre.

Leur mission se décline en trois volets. Il y a d’abord la gratuité des soins pour les personnes sur la sécurité du revenu ou à faible revenu. Ensuite, Accès soins alternatifs Montérégie veut favoriser la collaboration interprofessionnelle, une lacune générale dans le milieu, estime la Dre Deschênes.

L’organisme permettra aussi à des stagiaires de s’occuper de patients pour qui la solution à leurs maux se trouve souvent dans une série de médicaments. Enfin, «un quatrième volet éducatif devrait s’ajouter sous forme de conférences», indique Suzanne Deschênes.

Administrateurs

La fondatrice et vice-présidente de l’organisme n’est pas seule dans cette aventure. Paul-Claude Bérubé, Élyse Marcoux, Hélène Jolin, présidente, et Maryse Verrette l’ont aidée au démarrage. Ses deux premiers partenaires ont quitté en cours de route. Louise Deschênes et Chantal Perron ont pris leur place.

àL’assemblée de fondation a eu lieu le 11 mars dernier. Une première journée de soins gratuits a eu lieu un mois plus tard. «Pour moi, c’est un retour normal des choses, affirme la chiropraticienne. Donner au suivant, c’est naturel.»

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Source
Le Canada français – page A50 – www.canadafrancais.com
Parution – le jeudi 30 avril 2015
Auteure – Valérie Legault